"Chagrin d'école" Daniel Pennac

C'est ma mère qui m'a offert ce livre pour mon anniversaire. Je ne voulais pas en entendre parler : "ah non ! pas encore un livre sur l'école !" C'est d'ailleurs ainsi que l'auteur lui-même résume son roman sur sa 4ème de couverture. Mais Daniel Pennac ajoute : "Non, pas un livre sur l'école ! Sur le cancre. Sur la douleur de ne pas comprendre et ses effets collatéraux sur les parents et les professeurs."

Daniel Pennac ne fait pas partie de mes auteurs préférés et je refusais de devoir encore me plonger dans un roman sur le thème de l'école. Mais ayant encore un enfant en 5ème, et devant l'insistance de Maman, j'ai cédé.

Lors du 1er chapitre, comme un fait exprès, j'ai vraiment eu l'impression de subir les affres d'un être imbus de sa personne, au style pompeux qui dès les premières lignes laissait apparaître des traces de grande lassitude... Ça commençait bien ! Mais très vite, le ton employé devient communicatif, on se retrouve soi-même au sein de l'École de la République, on revit nos peurs enfantines faces à des professeurs soit incompétents, soit brillants, tous les cas sont évoqués, on se laisse prendre par ces écrits réalistes et sans jugements.

L'auteur nous dresse un portrait du cancre à l'école. Il se raconte sur les bancs de l'école dans les années 60 et dresse parallèlement un portrait des enfants d'aujourd'hui, du temps où il enseignait, car tout cancre qu'était Daniel Pennac, il est devenu professeur de français. Ses techniques d'enseignement paraissent tout simplement parfaites car il a dû exercer son métier avec amour plutôt qu'avec méthode et technique.

Ce roman décrit parfaitement la souffrance des enfants qui ne rentrent pas dans la norme demandée par l'Éducation Nationale, soit la plupart d'entre eux puisque chaque être est différent. C'est une belle leçon qui se devrait d'être diffusée aussi bien auprès des maîtres que de leurs élèves.  4/10 ★

Commentaires

  1. un livre que j'ai particulièrement apprécié et qui décrit bien et sans jugement, si ce n'est l'institution elle même, les difficultés rencontrées par certains élèves ; ces élèves qui ne rentrent pas dans la norme (le moule) et pour qui tout serait tracé d'avance ..... je connais pourtant qq exemples qui démontrent bien le contraire ; mais l'EN ne tient pas compte du rythme individuel, les enseignants n'en ont peut être pas le temps et les moyens ne sont pas mis en place, pour des élèves qui pourraient et voire, se révèleront des autodidactes faute d'avoir eu la possibilité de suivre l'enseignement dans les "temps" impartis. je reste convaincue que certains enfants, ou jeunes pourraient être de bons élèves s'ils n'étaient "stigmatisés" dès que la compréhension d'une notion n'est pas acquise à l'âge défini, que pour certains il faut plus de temps pour s'imprégner du plaisir d'apprendre. ET C'est un fait certains enseignants arrivent à donner du plaisir et à attiser l'intérêt de l'enfant ou du jeune... mais il faut avoir la chance de les croiser !

    pour en revenir à l'auteur lui même, personnellement j'ai quasi tout lu de ces écrits et j'y ai toujours pris beaucoup de plaisir.

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